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Amusons nous

Mardi 26 juin 2007
    Et voilà, les exams sont pour la semaine prochaine et j'ai été pas mal occupé ces derniers temps.

    C'est que dimanche arrive Audrey, et tous les deux nous allons faire un beau voyage : après avoir terminé les visites pékinoises (tout ce qu'on a pas pu faire en décembre) nous quitterons Pékin le 7, vraisemblablement en bus, direction Erlian, ville frontière de la Mongolie Intérieure. De là nous rejoindrons Zamyin uud puis Ulaanbataar. Nous ferons un circuit de dix jours en Mongolie (je vous en parlerai plus tard mais ça a vraiment l'air génial !) puis après quelques jours passés dans la capitale mongole nous reprendrons le train pour Moscou, d'où nous repartirons le 30 pour Düsseldorf puis Paris.
Tout cela demande pas mal d'organisation et me laisse peu de temps pour le reste, mais c'est vraiment un voyage de rêve.

    Donc bien entendu j'ai un petit pincement au coeur à l'idée de quitter cette gigantesque ville qui m'a acceuilli un an durant, mais l'excitation du voyage empêche de regretter quoi que ce soit !
par Florent publié dans : Voyages
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Lundi 14 mai 2007


7 jours au pays des neiges

 

Après ce superbe voyage en train, nous arrivons enfin à Lhassa qui est à 3650m.

Pas mal de personnes ont du mal à s’adapter à l’altitude (migraines, manque de force, difficultés à respirer). C’est vrai qu’en montant 2 étages, on a le souffle coupé à cause du manque d’oxygène. La coréenne avec qui j’ai fait le voyage est allé 2 fois à l’hôpital, et prenait des médicaments et bouteilles d’oxygène assez fréquemment. Elle a pas mal souffert pendant le voyage, surtout par la suite, quand on est monté plus haut.

Nous sommes partis avec un groupe de chinois, mais à cause des malaises de mon amie coréenne, qui retardaient la progression du groupe, ils ont choisis unanimement de ne pas suivre le même programme de voyage que nous (Lhassa-Shigatse-Yangbajin-Nongfu). Du coup, on s’est retrouvé avec un 4x4 et un guide pour tous les 2 pendant 4 jours ! C’était vraiment bien !

 

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Lhassa s’est énormément développée, compte beaucoup de bars et de boîtes de nuit. Mais, ce n’est pas non plus une grande ville urbaine avec des tours, je trouve que ça reste convenable. On y vient pour voir le Potola bien sur (l’ancienne résidence du dailai-lama, avant que celui-ci ne soit contraint à l’exil par les chinois), mais aussi le centre historique, le quartier Ba jiao et ses temples, où les Tibétains vont faire des prières.
La physionomie des tibétains n’a rien à voir avec celle des chinois. Beaucoup sont quasiment noirs (le soleil tape fort), et la plupart portent des costumes traditionnels, assortis de bijoux et de chapeaux. Ils se déplacent en faisant tourner leur moulin à prière et sont incroyablement dévots. Sur les routes rapides construites par les chinois, on croise beaucoup de pèlerins qui, après avoir marché 3 pas, se prosterne sur le bitume, et recommencent inlassablement.

 

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Comme j’étais avec un groupe de chinois, j’ai pu apprendre pas mal de chose sur l’histoire du Tibet, comme on ne la raconte pas chez nous ! Selon notre guide, c’est à cause des ambitions anglaises de coloniser le Tibet et du nombre d’occidentaux présents sur place, que les chinois se sont décidés à le « libérer » en 1949… Depuis, c’est une province chinoise (à statut spécial).
Partout au Tibet, on voit le drapeau chinois flotter sur des bâtiments. Ça fait très colonial, car ça ne va pas du tout avec l’environnement et les gens si différents. Même chose pour les caractères chinois, le long des routes, ça fait tâche je trouve. C’est très bizarre, ça m’a donné le sentiment de vivre dans un endroit colonisé.

 

 

 

Le Tibet est aujourd’hui un État policier. Quand on sort de Lhassa, on doit passer par de multiples check point tout au long de la route. On croise très souvent des convois militaires. Il y a un temps définir pour parcourir la distance entre 2 check point, il faut être pile à l’heure, sinon, on a des ennuis. Notre 4x4 s’est garé dix minutes sur le bord de la route, afin d’être ponctuel au prochain barrage, car le chauffeur, s’est rendu compte que nous étions allé trop vite !
Avant de partir, sur notre liste de recommandation pour le voyage, il nous était indiquer qu’il fallait « éviter de parler de politique et de religions »… A un barrage, notre chauffeur tibétain descend du 4x4 pour remplir des formulaires. Je demande alors au guide (chinois han) pourquoi il y a autant de militaires dans le coin. Il me dit que c’est pour la sécurité, et qu’il y en a partout comme ça en Chine. Je lui répond qu’à ce point là c’est quand même bizarre, il y a beaucoup d’insécurité au Tibet ? Là, il finit pas lâcher, un peu gêné : « tu sais bien, il y en a quelque uns qui veulent plus d’autonomie, qui sont pas très content de voir des chinois ici, mais… Attends ! le chauffeur revient, il est tibétain, on n’en parle plus !». J’ai également assisté dans un restaurant à une querelle des mes voisins de tables (un tibétain, une chinoise). Ils étaient amis, mais pas d’accord sur le statut du Tibet.

 

Les chinois ne comprennent pas pourquoi les tibétains ne les aiment pas. Ils leurs construisent un aéroport, et des routes toutes neuves, et se chargent du développement économique de la région. On peut se rendre à Katmandu au Népal assez rapidement grâce à ces nouvelles routes. C’est vrai qu’à part ce qu’ont construit les chinois, le Tibet, c’est le Moyen âge. La Chine, avec ses aspects de pays du tiers monde, me donne souvent l’impression de vivre dans un environnement qui était celui de la France il y a 50 ans. Mais là, c’est plusieurs siècles dans le passé. Les paysans, les éleveurs, les gens qui vivent toujours avec les mêmes coutumes ancestrales… Sortis de Lhassa, et de quelques petites villes, il n’y a que des bergers avec leur moutons, des agriculteurs qui labourent avec leurs Yacks et une maison par ci par là. C’est une des provinces les plus pauvre de Chine. Mais le gouvernement chinois, en aménageant la province, détruit une partie du trésor culturel tibétain.

 

 

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En sortant de Lhassa, j’aperçois des maisons de style tibétain (au moins une centaine) qui sont marqués du caractère « » (démolir). Elles sont appelées à être rasés dans un futur proche. A la place, on aura certainement un bel hôtel en béton. Là encore, pour les chinois, la raison est évidente : « ces maisons n’ont même pas l’eau courante, qui peut vouloir vivre là ? ». Au risque, en plus de la perte culturelle, de tuer lentement le potentiel touristique de la région…
La construction de la ligne Pékin-Lhassa répond à la même volonté de colonisation. Raccourcir les distances pour faire venir le plus de chinois possible sur place.

 

Cette parenthèse politique étant refermée, j’ai vraiment apprécié mon séjour là bas. Ce fut très dépaysant et j’avais encore des images plein la tête en rentrant. Je vous renvoie aux photos (ici).

 

De retour à Pékin, c’est l’été. On range enfin les manteaux au placard, et ça fait du bien !

 
par Guillaume publié dans : Voyages
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Dimanche 6 mai 2007

Le train Pékin-Lhassa est tout neuf. Il a été mis en service au début cette année 2007, et permet de relier la capitale chinoise à celle de la province du Xizang (Tibet). Ce train parcourt 4812km en un peu moins de 48h. La vitesse moyenne est aux alentours de 100km/h, avec des pointes à 160kmh, c'est plutôt rapide comparé à la moyenne des trains chinois. On prend le train à 21h30 à la gare Ouest de Pékin pour arriver le surlendemain à Lhassa à 20h.

 

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Le premier jour, on voit beaucoup de campagnes. La deuxième nuit passée dans le train est un peu difficile à supporter à cause de l'altitude et du manque d'oxygene. Ca fait un peu mal à la tête. Mais ca reste supportable pour la majorité des personnes (bien que j'en ai vu dans le train qui avaient l'air de souffrir). Le deuxième jour, on nous distribue des masques à oxygène car le train passe à plus de 5000m. La plupart des gens ne les utilisent pas, pour mieux s'habituer.

 

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Cette seconde journée permet de voir des paysages époustouflants.  C'est une expérience inoubliable, je recommande  aux voyageurs d'emprunter ce train pour se rendre au Tibet, plutôt que l'avion.
Le long de la voie, on aperçoit souvent des animaux  : yacks, chevaux sauvages, moutons. Beaucoup de bergers aussi qui font souvent des prières, prosternés sur le sol.

 

Dans le train, il y a souvent des commentaires en Chinois en et Anglais sur la géographie, la culture tibétaine, ou les anecdotes de la construction de la ligne.

 

J'ai rencontré pas mal de businessmen chinois qui venaient faire des affaires au Tibet. Beaucoup d'occidentaux aussi.

 

Une place en couchette dure coûte environ 95 euros.

 

Vous trouverez le lien vers l'album photo de ce voyage en train ici.

par Guillaume publié dans : Voyages
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Samedi 24 mars 2007

A peine revenu du Vietnam, j'ai passé moins de 12h à pékin! Meidi nous a trouvé très difficilement des billets de bus pour le lendemain (impossible de voyager pensant le Nouvel an!).
Donc, un jour j'était à Hanoi en short où il faisait une 30aine de degrés et le lendemain à minuit j'arrive à Harbin où il fait la même température mais sous 0. Bref, le choc thermique!

 

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Dans le bus avant l'arrivée à Harbin, ils annoncent à la radio le jour le plus froid de l'hiver et de la neige!
Et dire qu'on avait peur de manquer le festival de glace à cause d'un hiver relativement chaud en Chine cette année.
On a passé 3 jours à Harbin, dans cette ville d'influence russe et ça vaut le coup d'oeil. Donc au programme, palais de glace, scuptures de neige et ballade dans les quartiers de la ville.

 

Ensuite, 4 jours à Daqing, ville pétrolifère de 2 millions d'habitants où on a fait le nouvel an chinois avec la famille de Meidi. Une super expérience : les raviolis, les pétards, les feux d'artifices, hong bao, majiang,...
Enfin nous sommes revenus à Pékin pour préparer la rentrée et se reposer après ce beau et long voyage.

 

(lien vers l'album photo ici)

 
par Guillaume publié dans : Voyages
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Samedi 24 mars 2007

A l’arrivée à Hanoi, c’est une surprise. Ca ne ressemble pas du tout à une grande ville. Il n’y a pas de grandes tours, mais seulement des immeubles de style européen, enfin français colonial.

 

La capitale a beaucoup de charme, c’est plus agréable que Bangkok. Mais, le Vietnam est un pays pauvre. Il ne faut pas sortir très loin d’Hanoi pour voir la campagne et des rizières à perte de vue.

 


Vietnam2Hanoi, ça grouille de monde, il est impossible de traverser une rue ! On se trouve en fait coincé dans un nuage de 2 roues. La moto, c’est le moyen de transport ici. Le taxi, c’est trop long, pour se rendre quelque part, monte à l’arrière d’un 2 roues après avoir négocié le prix en dollars. En fait, on peut payer à peu près tout en dollars, il y a double affichage des prix partout. La monnaie locale ne vaut pas grand-chose : je me suis vu remettre 1 millions de Dongs après avoir changé 50 euros.

 

Nous n’avions pas de guide de tourisme, mais pas de problème, vous pouvez trouver dans la rue toute la collection des « Lonely planet » pour 7 dollars l’unité. Ce sont des faux, mais les photocopies sont d’assez bonne qualité.

 

La bouffe est sympa : nems ou steaks cuisinés façon Viet.

 

Vietnam1A Hanoi, il y a beaucoup de musées intéressants (histoire, art, ethnologie). Petit plus, les explications sont en français. Les temples sont de style chinois, notamment le célèbre et magnifique temple de la littérature. On est resté 4 jours dans cette ville.

 

Nous avons passé 2 jours à la Baie d’Halong et dormi sur le bateau. C’est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité et c'est magnifique. Il y a d’immenses grottes dans les îles. Mais on ne peut pas se baigner, l’eau est un peu sale (boueuse). On y accède en 3h de bus depuis Hanoi.

 

VietnamJe suis parti une journée en excursion à la Colline des pagodes parfumées. Il faut faire un trajet en radeau pour parvenir au pied de la montagne. Les paysages là ressemblent à ceux de Guilin en Chine. Au sommet, il y a une belle grotte et quelques temples.

 

Voilà, nous ne sommes pas descendus au Sud du Vietnam faute de temps (et avons donc loupé le delta du Mékong), mais ce que nous avons vu nous a bien plu. Le têt (nouvel an vietnamien) tombait cette année en même temps que le Nouvel an chinois.

Nous sommes finalement rentrés à Pékin en avion le 13 février.

par Guillaume publié dans : Voyages
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Samedi 3 mars 2007

Nous sommes restés 12 jours en Thaïlande, c’est plus que prévu au départ, mais trop peu pour découvrir toutes les faces de ce pays.

 
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Quand on voyage en Thaïlande, on a l’impression de sortir de l’Asie sinisée. C’est plutôt différent de la Chine je trouve, alors qu’au Vietnam, on sent l’influence chinoise partout.
Le Bouddhisme est religion d’Etat, c’est très important dans la vie des thaïlandais (nourriture, mode de vie,..). Le Roi est un personnage hors du commun, et on ne doit pas surtout pas dire du mal de lui. Les thaïlandais lui vouent un respect plus grand encore qu’au Bouddha. Il ne s’agit pas de dictature, mais de tradition. Il y a beaucoup de portraits du Roi dans les rues. Un jour à Bangkok, tous les habitants se sont habillés en jaune, sans qu’on comprenne pourquoi. Il s’agissait en fait de célébrer l’anniversaire du règne (le plus long de la planète) de Roi Bhumibol en portant des vêtements à sa couleur.

L’architecture est très spéciale. Ca m’a fait un effet bizarre : après avoir passé une journée au Chiangmai à visiter des temples, j’avais mal à la tête à force de regarder ces constructions de style « psychédélique » !! Mais nous avons vu des temples superbes dans le Nord du pays.

 

Les Thaïlandais, contrairement aux chinois, savent parler anglais, donc nous n’avons pas eu de problèmes de communication. Le coût de la vie est à peu près le même qu’en Chine. Le mieux, c’est d’arriver dans le pays avec les billets d’avion et une nuit d’hôtel. Pas besoin de préparer plus, en effet, les nombreux « TAT », ces agences agréées par le ministère du tourisme thaï se chargeront de procurer billets de transports et réservations d’hôtel à moindre coût. On trouve ces agences un peu partout dans Bangkok, et on évite ainsi de se faire trop avoir sur les prix.

 

Le Touk-touk est pour les étrangers la façon la plus économique de se déplacer. On peut voyager quasiment gratuitement si on accepte de rentrer dans la boutique de l’ami du chauffeur pour qu’il touche sa commission. Mais, prendre le touk-touk, ça peut aussi être très désagréable à cause de la pollution.

 

 

 

Donc, on commence par Bangkok. Nous y sommes restés 2 jours à l’arrivée et 2 jours avant de nous envoler vers le Vietnam. C’est pas mal mais j’ai été un peu déçu. C’est une grande ville polluée sans trop de charme. Il faut y rester 1 ou 2 jours pour voir le palais royal (attention, on ne rentre pas en short) et quelques temples, mais il y a beaucoup mieux à voir en Thaïlande.

 

Des amies thaïlandaises rencontrées aux USA l’été dernier nous ont quand même emmener dans des endroits sympas, notamment le quartier branché de Siam et un gigantesque marché et on a bien rigolé. L’une d’elle avait un grand père Général dans l’Armée et nous a invité à manger chez elle, dans un palais ! On a pu voir un beau spectacle de « lady boys » (spécialité thaïlandaise) dans un style cabaret.
La cuisine thai est délicieuse, mais attention aux épices ! Ca brûle, surtout les « not spicy papaya salads »!!

 
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Ensuite, on part en bus pour le Chiangmai, province célèbre pour sa jungle qui permet de faire de belles randonnées. Dans la ville de Chiangmai, il y a un temple tous les coins de rue. Ils sont plus beaux qu’à Bangkok. On a discuté avec des moines de leur mode de vie sans apprendre grand-chose sur le Bouddhisme. Là, nous essayons les massages thai qui font beaucoup moins mal que les massages chinois, c’est très confortable.

 

Puis, on part faire un trek dans la jungle. Ca commence tôt le matin par une ballade en éléphant, puis on monte vers un village typique (après quelques arrêts baignade dans les cascades) où nous passerons la nuit. C’est très appréciable de pouvoir respirer un peu (sortir de Bangkok et de Pékin). Le soir, notre guide nous fait un feu de camp. Le lendemain, on continue la marche pour rejoindre un endroit où nous reviendrons au point de départ par radeau de bamboo. C’était amusant, du rafting sur un radeau !

 

C’est dommage de ne pas être restés plus longtemps dans cette région. On peut faire des randos longues et voir des endroits assez sauvages, notamment du coté du Triangle d’Or, au Nord du Chiangmai.

 

De retour à la ville, on a vu une compétition de boxe thai. C’est « full contact », pas de retenue et moins de politesse que les autres arts martiaux asiatiques. C’est efficace. Mais les mecs s’entraînent en tapant des arbres jusqu’à ce qu’un muscle apparaissent au niveau du tibia..

 
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Enfin, on descend dans le sud, à Kraby. On avait hésité avec Koh Samui, mais finalement, on a choisi l’endroit le moins touristique. Kraby, c’est pas loin de Phuket mais ça n’en a pas les inconvénients (tourisme de masse).

 

 
 

 

 

On a passé 4 jours tranquilles dans un décor paradisiaque. Nous sommes allés en bateau à Koh Phi Phi, qui est le 2ème spot mondial de snorkeling (plongée avec tuba). Je n’ai jamais vu d’endroits à la mer aussi beau qu’ici. La couleur de l’eau dans les lagons, la mer transparente, la végétation dans les îles, les caves,… On a fait beaucoup de bateau pour aller d’îles en îles et on a eu droit à une dizaine de stops pour plonger (soit en pleine mer, soit à proximité de caves). Sous l’eau c’est comme un dessin animé ! Des poissons multicolores, des raies, le corail, je n’avais vu ça qu’à la télé avant..

 

Les plages de ce pays sont certainement les plus belles du monde. Par exemple, Maya Beach où a été tourné le film « La plage ».

 

Nous avons vu un concert de rock thaïlandais, c’était sympa aussi.

 

 

En résumé, la Thaïlande, c’est mon coup de cœur de ce voyage de Nouvel an. J’espère pouvoir y retourner, il reste trop de choses à voir. Beaucoup de belles plages dans le Sud, et des randonnées dans la jungle du Nord.
De retour à Bangkok, Meidi est rentré en Chine pour préparer des concours et François et moi avons obtenu un visa pour le Vietnam.
par Guillaume publié dans : Voyages
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Dimanche 18 février 2007

Le voyage commence le 18 Janvier à la gare de Pékin. Après 24h de train, Francois et moi arrivons à la gare de Canton ou  nous devons retrouver Meidi. Nous avons fait le voyage dans des compartiments séparés, seul avec 5 chinois, j’ai donc pu discuté avec eux le long du trajet : Ils m’ont longuement mis en garde contre les voyous de Canton qui volent les portefeuilles et arrachent les boucles d’oreilles des filles. La ville est en effet réputée être une des moins sûre de Chine à cause des nombreux vols à la tire.

 


 

Meidi nous emmène à l’Université Sun Yat sen ou nous logerons pour 2 jours : Le campus est magnifique. C’est l’un des plus beau de Chine. Les arbres tropicaux, les nombreux plans d’eau en font un lieu d’étude très agréable (l’IEP avait, fût un temps un partenariat avec cette fac mais il semble que ce soit maintenant fini). On se ballade en pull, c’est très appréciable de sortir du froid de Pékin !! Nous avons visité la maison Cheng et les jardins Yue Xiu.

 


 

Il n’y a pas grand chose à voir à Canton par rapport à Pékin !! Cependant, le climat de la ville et le shopping peuvent justifier un passage. En effet, vu la proximité avec les fabriques et usines en tout genre, on achète des produits beaucoup moins chers qu’à Pékin, surtout les vêtements. J’ai fait l’acquisition d’une carte mémoire (appareil photo) Sony 2 Gb pour 150 yuans.

La cuisine est réputé être la meilleure de Chine. C’est pourtant pas terrible selon moi... De toutes petites assiettes, pas grand chose à manger. Peut être que le riz est meilleure qu’au Nord à la rigueur.

 

Nous sommes partis une journée en excursion à Macao. La ville est toute petite, on a tout fait à pied !!! Une promenade de quelques heures suffit à faire le tour de l’essentiel. C’est une ville bien sympa qui rapelle l’Europe avec ses routes pavées, le style de ses immeubles, les noms de rue en Portugais. On visite beaucoup d’églises, les ruines de St Paul et un intéressant musée d’Histoire.

 

Macao, c’est aussi les casinos, le Las Vegas chinois (moins impressinant quand même que celui des USA). Il y a des shows devant les grands casinos et à l’intérieur, on voit les chinois venus en week end claquer tout leur argent au Poker.

 


 

Nous faisons une étape à Shengzhen sur la route de Hong Kong. C’est une ville de Business, très propre et moderne mais il n’y a rien à visiter à part des parcs de loisirs. Il y a le plus grand parc d’attraction de chine, et un parc qui reproduit tous les monuments du monde à échelle réduite. Nous sommes rentrés dans un parc qui présente tous les beaux monuments de la Chine et ses minoritées. Un tour de Chine, dans toute sa diversité en 3h.

 


 

Hong_Kong

 


 

Enfin, nous arrivons à Hong Kong où nous passerons 4 jours. Vu les prix pratiqués ici, nous logeons dans une des nombreuses guests house de la Chunk Chink Mansion. Le business des chambres à louer est principalement géré par des Indiens. C’est un grand immeuble rempli de chambres et avec un marché au 1er
étage. La place a l’air d’etre le lieu de traffics en tout genre. Il n’y a que des Indiens, des Africains et des auto stoppeurs occidentaux. Mais c’est très propre et sûr. Je recomande cette endroit pour Hong Kong. Très bien placé (sur Kowloon, en face de la gare des Ferry) et économique : 190 HK$ (20 euros) la chambre de 3 personnes.

 
 

La baie de Hong Kong a vraiment quelque chose de spécial. Je ne sais pas si c’est la couleur de l’eau ou le fait de croiser des ferrys flambant neufs et des jonques traditionelles de pêcheurs dans la rade. Le soir nous montons sur les hauteurs de l’Ile, au Victoria Peak pour admirer la ville la nuit. Ca ressemble à New York.. C’est superbe.

 


 

Le lendemain on se promène dans le quartier des affaires et dans les parcs de l’île de HK , faisons un tour de Sampan dans le port d’Aberdeen (ou des pauvres vivent encore sur des bateaux mais ils sont de moins en moins nombreux). On va prendre un verre dans le quartier branché de Soho. Ca bouge beaucoup à HK la nuit.

 


 

On a visité Ocean Park le plus grand aquarium du monde. Il y a beaucoup de boulangeries dans la ville, on a mangé à l’occidental la plupart du temps. Il n’y a pas de taxes ici, les chinois viennent donc acheter des parfums ou du chocolat en masse.

 


 

Est ce que c’est vraiment la chine ? Personne ne parle mandarin, on est obligé d’utiliser l’anglais faute de maîtriser le cantonais. La vie est beaucoup plus chère qu’ailleurs mais ca reste beaucoup moins qu’en Europe. C’est une ville cosmopolite et tournée vers l’exterieure. Shanghai est vraiment chinoise je pense mais Honk kong, c’est particulier.

 


 

J’ai bien aimé cette ville et il y a plein de chose à faire outre le business et la fête. Par exemple, il y a beaucoup de sentiers de randonnée sur les hauteurs des différentes îles, ca doit être sympa de faire de la marche là.

 


 

Le 26 Janvier nous prenons l’avion pour Bangkok.

par Guillaume publié dans : Voyages
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Lundi 9 octobre 2006

Comme je vous l’ai (peut-être, ma mémoire est quelque peu défaillante ces derniers jours) dit, DSC03247faute de place dans les trains (assis ou couché, s’entend, car des places debout à 70 yuans, ça il y en a toujours, tant qu’on peut entasser des gens dans les rames…), donc faute de place nous nous sommes résignés à repartir en car. 307 yuans, pas vraiment plus cher que le train a priori, et 15 heures de voyage annoncées : pas vraiment plus long non plus.
DSC03312Et à l’embarquement : une surprise, et une bonne en plus : nous sommes dans un car-couchettes ! Un grand car, large, avec trois rangées de couchettes. Environ 5 dans le sens de la longueur, 2 en hauteur et 3 dans la largeur. Guillaume et moi nous retrouvons l’un à côté de l’autre dans le fond du car (plutôt bonne surprise : nous avons bien plus de place que les autres) mais devant les toilettes (mauvaise surprise : on est dans le passage, ça défile et je parle pas des odeurs.

Nous partons à 15 heures et à 18 il fait déjà nuit (mauvaise surprise, nous comptions lire un peu). Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous écoutons de la musique et commençons à regarder Le cauchemar de Darwin. Pour ceux qui ne connaissent pas nous dirons que c’est un reportage sur l’exploitation des pêcheurs  de perche du Nil sur le lac Victoria. Bref très intéressant mais pas spécialement réjouissant. Assez glauque même. Et là, le car s’arrête, pause obligatoire. Nous descendons, apparemment en pleine campagne (à vrai dire il faisait tellement nuit que je n’en mettrai pas ma main à couper) et DSC03309entrons dans l'une des cafétérias les plus sinistres que j’aie jamais vue. L’atmosphère alternait entre fumées et odeurs de moisissure et de pourriture. Des vendeurs rien moins que patibulaires tentaient d’arnaquer le plus normalement les voyageurs affamés. Des serveuses servaient une nourriture plus que douteuse et nauséabonde… mais sûrement bon marché. Personnellement j’ai trouvé agréable d’avoir de l’eau bouillante pour mes nouilles déshydratées, et Guillaume un endroit pour manger ses gâteaux sans mettre de miettes dans nos draps. Donc ambiance fétide, qui n’a pas manqué de nous replonger dans notre film et nous a laissé l’impression d’un film de crasse sur notre peau. Ok, j’en fais peut-être un peu trop, mais avec, tout le long du voyage, l’odeur des toilettes qui ne faisait qu’empirer, la chaleur infernale du moteur qui nous réchauffait la nuque DSC03305(nous dormions juste au dessus, à peine séparés par une mince cloison de métal et, pour moi le froid glacial provenant de l’interstice entre les vitres sans rideaux le long de mes jambes et de mes pieds (je note au passage que les chinois ont déjà en temps normal peu de lits adaptés aux personnes d’un mètre quatre-vingt, alors dans le car rendez vous !).
Nous dormons tant bien que mal, retenant notre nausée (en fait on finit toujours par s’y habituer, mais pas assez vite…) et attendant patiemment la fin de notre calvaire (contents malgré tout d’avoir la chance de vivre cette aventure, unique, pour nous au moins, et de vivre pour une fois, pour une nuit dans les conditions que connaissent beaucoup de chinois toute leur vie durant). Mais cette fin tarde à venir : à 6 heures nous sommes toujours sur les routes, loin de toute ville. DSC03350Il nous faudra attendre près de 3 heures de plus qu’escompté pour retrouver nos chaussures (il est interdit de les porter dans le car, on est pas chez les sauvages non mais eh !) et une (plus grande) liberté de mouvement. Nous voilà avec nos sacs et valises, nous engouffrant dans un taxi, et 30 minutes plus tard, dans le luxe de notre appartement (et retrouvant notre colocataire qui avait passé, avec succès semble t-il, ses examens).

par Florent publié dans : Voyages
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Jeudi 28 septembre 2006

Pour ceux qui ne connaissent pas la Chine, voyager pendant les vacances nationales n’est pas chose facile. En effet ici pas de zones : tout le monde se retrouve en vacances la même semaine (en l’occurrence celle du premier octobre, fête nationale). Et donc dans les trains. Donc les billets sont rares… Et le système chinois ne permet pas de réserver longtemps à l’avance : 4 à 7 jours selon les trains. Comment faire ?

 

 

  •  soit s’armer de patience, faire la queue toute la nuit, voire des jours à l’avance (on entendu parler d’étudiants de Shanghai ayant campé 3 jours devant la gare pour être sûrs de rentrer chez eux !).
  • soit avoir les guanxi (关系, relations) adéquates : amis hauts placés, connaissances dans les gares ou les agences de voyage… tout est bon à prendre.
  • soit avoir un peu de chance et de l’argent et payer un supplément pour obtenir ses billets au marché noir.

    C’est la troisième solution que nous avons testée. En effet à midi une amie de Beiwai nous a indiqué une agence de voyages dans laquelle on nous a affirmé que les billets de train pour Shanghai seraient en vente à partir de 19 heures.
 Nous revenons donc après les cours, et la file d’attente est déjà énorme pour une si petite agence.DSC04493 En peu de temps elle s’allonge encore et doit avoisiner les 100 personnes qui attendent sagement leur tour, en file, le long de la rue. Après une heure de demie d’attente le guichetier nous explique qu’il n’y a pas (ou plus) de billets pour Shanghai. Nous protestons, rappelant ce qu’on nous avait dit quelques heures avant, mais bon… Meidi nous rejoint et nous concluons que si nous voulons partir DSC04488avant le 1er octobre il ne reste plus qu’à aller à la gare où il reste parfois de billets, et où il arrive que des gens viennent rendre les leurs (on peut toujours rêver non ?). Là encore il faut attendre et nous comprenons que les seules places restantes sont les places debout. Nous sommes prêts à tout tenter, mais Meidi nous explique qu’il faut rester toute la durée du voyage entassés dans un wagon (pendant 14 ou 30 heures !) sans la possibilité de bouger. Nous repartons donc en quête d’une autre solution. Solution que nous ne tardons pas à trouver en la personne d’un homme qui nous aborde sur la place de la gare.
     Les discussions, coups de fil et intermédiaires se multiplient et nous nous retrouvons à discuter des DSC04495prix dans une ruelle sombre à deux pas de la gare. Les places assises sont à 80 yuans de plus que le prix normal et les couchettes à 200 de plus (que ce soient des places dures ou souples). Nous nous décidons pour les places assises maolles molles (quel lapsus !) dont notre vendeuse dit avoir trois billets, des sièges côte à côte dans le train qui part samedi soir. Le prix est de 280 yuans sans les « frais » mais après un coup de téléphone il passe à 310 et redescend après notre étonnement à 280… Etrange. Pendant toutes les tractations il nous faut supporter la curiosité des habitants du lieu qui nous prennent, Guillaume et moi, pour des Coréens (!) et Meidi pour une japonaise ou une russe. Quand finalement nous tombons d’accord sur un prix (350 yuans par billet) la femme avec qui nous traitions nous fait passer entre plusieurs « maisons », dans un dédale de couloirs à ciel ouvert rempli d’objets hétéroclites et d’obstacles. Nous arrivons enfin chez elle et pouvons constater que les billets ont bien l’air de vrais, ils correspondent parfaitement à ce que nous avions convenu. MaisDSC04496 Guillaume décide de mettre la bonne foi (c’est le cas de le dire) de la vendeuse à l’épreuve. Il lui demande comment nous pouvons être certains que ces billets sont des vrais. La vendeuse, un peu surprise garde son calme et lève un doigt en direction du ciel en murmurant « Yesu ». Elle nous explique très sérieusement qu’elle est chrétienne et que c’est donc le ciel qui nous garantit la validité de nos billets. La vieille nous donne même son numéro de téléphone au cas où nous aurions d’autres voyages à faire. Dans ces conditions, et après de telles garanties nous ne pouvons qu’accepter le marché.
 Nous ressortons assez contents car pour une somme raisonnable nous avons pu acheter des billets à seulement trois jours de la date du départ. Mais nous y avons quand même passé notre soirée, de 6 heures à minuit pour trouver ces maudits billets !
 Il ne reste plus qu’à vérifier samedi qu’ils sont vrais (et à Meidi de trouver des hôtels pour la semaine !) et nos vacances sont sur les bons rails !

par Florent publié dans : Voyages
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Samedi 9 septembre 2006

journée du vendredi 8

Ce matin, courses express en bas de l’immeuble pour avoir de quoi manger à midi car nous partons à la grande muraille ! Nous allons à un endroit nommé Mutianyu. Le temps qui tournait à la pluie à Pékin se transforme totalement pendant les deux heures de trajet : nous avons un ciel plus bleu que jamais, et le soleil est de la partie. Beaucoup d’escalade et nous voilà à l’assaut de la grande muraille. Là rien n’est plat, les marches sont énormes, creusées ou de travers, il s’agit vraiment d’escalade à certains endroits. Nous pourrions passer des heures à décrire cet endroit, mais une photo le fera mieux à cette heure tardive.

DSC00482

Les autres : dans l'album photo.

Le soir : invités à dîner avec YuLi, qui ne sera finalement notre colloc que dans deux mois, lorsqu'il pourra disposer de sa propre chambre. Si on ne trouve personne pour le remplacer entre temps. Nous parlons vraiment chinois cette fois, et nous arrivons plutôt bien à le comprendre malgré son accent de Shanghai.

par Florent publié dans : Voyages
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