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Culture

Lundi 4 juin 2007

 

IMG_1977     La semaine dernière notre prof (de Kung-fu) nous a emmenés voir une compétion à laquelle participaient ses amis. Après un laborieux trajet jusqu'à l'université de Jiu-jistsu de Pékin, perdu loin à la périphérie, nous avons été dispensés des 200 yuans du ticket d'entrée et nous avons assisté à un spectacle qui valait le déplacement. En fait il s'agissait plus de combats destinés à montrer différents types d'arts martiaux (regarez l'affiche) que d'une compétition en règle, mais le spectacle et l'intérêt du public étaient là.

    Pendant deux heures, douze combats ont opposé 24 sportifs, dont quelques Coréens, Japonais, un Canadien et un Italien. Le résultat est plutôt impressionnant même si, pauvres profanes du wushu (arts martiaux en chinois) que nous sommes, nous sommes souvent restés dans l'incompréhension face aux décisions de l'arbitre. Je vous en donne en gage quelques photos ainsi que la vidéo que vous trouverez là et dans l'article précédent.

 

Kung-fu
Par Florent
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Samedi 2 juin 2007
Par Florent
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Jeudi 31 mai 2007
 
DSC07432.jpg
Ça y est je me suis lancé, pour l'équivalent de deux euros cinquante, j'ai eu droit à vingt minutes d'aiguilles dans le dos. On y est allés à quatre, avec Meidi Guillaume et François pour voir ce que ça donnait. Alors on commence par s'allonger, sur le ventre ou le dos c'est selon (selon là ou on veut se faire piquer), sur une table tout comme chez le docteur, avec un trou pour respirer. Après, bin après on voit pas grand chose, ça chatouille (surtout pour moi), ça picote (pas grand chose) et puis on se rend compte qu'on a le cou et le dos presque paralysé, preuve que le gars connaît son métier (et l'hygiène aussi, je rassure les aiguilles sont stérilisées et à usage unique). Ensuite plus qu'à attendre en se relaxant. A la fin, on est pas spécialement décontracté comme après un massage, mais j'ai ressenti comme si mon dos était plus sensible, plus réceptif. A présent je ne sens plus l'effet des piqûres, mais mon cou est détendu.
Bref pour un premier essai l'acuponcture c'est :
  • pas désagréable
  • un peu impressionnant (voir les photos)
  • des effets à confirmer (demain ou la prochaine fois)
1.JPG 2.JPG
Par Florent
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Vendredi 25 mai 2007

La semaine dernière, nous sommes allés du côté de Jianguomen au théâtre Chang an, voir une pièce, intitulé “龙凤呈祥” .

Jingju_1

Il y a des sous titres en anglais et en chinois qui permettent de suivre l'histoire. La pièce se passe à l'époque des "3 royaumes" et raconte des intrigues de palais et des complots pour la prise du pouvoir, thème classique.


 

Ca m'a tout de suite fait penser aux derniers films de Fengxiaogang et de Zhangyimou, respectivement "the banquet"( 夜宴) et "the curse of garden flower"(满城近代黄金甲). Les 2 réalisateurs trouvent sans doute dans l'art de la chine ancienne, l'inspiration pour lancer leur grosses productions.

les photos sont ici et les vidéos çà et .
Par Guillaume
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Dimanche 18 février 2007

    Voila, c etait hier soir, nous sommes entrés dans l'année du cochon (un bon cru parait il).

 

    On se croirait en temps de guerre car il on entends des pétards partout depuis hier et ca dure toute la journée. J'ai passé le nouvel an dans la famille de Meidi au Heilongjiang. Il fait tres froid!!

 

    C'est aujourd'hui mon 32ème jour de voyage. J'en profite pour poster le recit de ce voyage inoubliable. Je mettrais des photos en ligne a mon retour a Pekin.

 

    Xinnian kuaile !

Par Guillaume
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Samedi 4 novembre 2006

    Voilà un peu les autocollants qui se trouvent un peu partout dans les rues, et dont la vitesse de réapparition n'a d'égal que l'acharnement dont font preuve forces de l'ordre et forces de nettoyage (des gens en triporteurs ou à pieds armés d'un bâton au bout duquel est fixée une lame de rasoir qui sert à gratter tout ce qui peut être collé sur la voie publique.

DSC04174

DSC04175DSC04176

 

    Donc continuons notre exemple de l'autre jour, et reprenons là où nous nous étions arrêtés. Mettons que vous ayez pris rendez-vous, que l'on vous ait annoncé que le prix serait augmenté de 5 yuans pour le service (les deux déplacements du gars depuis l'autre bout de la ville), que vous soyez allé au rendez-vous et qu'après de vaines négociations vous ayez accepté le supplément, voilà le genre de carte que vous pouvez obtenir :

DSC04178

Petit rappel utile : évidemment, moi j'ai rien fait c'est juste des amis (que je connais pas, ou si peu d'ailleurs) qui m'ont montré...

Par Florent
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Mercredi 1 novembre 2006

    En Chine, tout se négocie, se vend et s'achète, ou presque. A commencer par toutes sortes de certificats. On trouve des "petites annonces" un peu partout dans et sur la rue, les murs, les cabines téléphoniques ou les poteaux électriques. Il s'agit d'autocollants, avec quelques mots clé et un numéro de téléphone ou une adresse internet.
    Suivant vos besoins, vous choisissez la bonne annonce, vous passez un coup de téléphone, convenez du type de document, d'un lieu de rendez-vous (discret bien sûr) et du prix. Le jour dit, vous amenez  une photo, où les autres pièces nécessaires pour la réalisation du faux, vous donnez l'argent et vous n'avez plus qu'à attendre un autre rendez-vous pour récupérer le tout.
    Un exemple : pour une carte d'étudiant d'une université pas trop connue à Pékin, comptez 30 yuans et une photo.

 

    Affaire à suivre...

Par Florent
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Vendredi 27 octobre 2006

    J'écris cet article parce que la doxa veut souvent que la Chine fasse partie des pays parmi les plus grands pollueurs, et on lit trop souvent que les chinois sont des gens sales (combien de blogs insultants à leur endroit ai-je lu !). Sans vouloir démonter leurs argumentations (quand argumentation il y a) je voudrais juste rendre justice aux chinois et aux efforts qui sont perceptibles dans la vie de tous les jours (loin de moi l'idée de nier les problèmes écologiques liés au développement chinois !). Car dans de nombreux domaines, en France ou ailleurs nous avons beaucoup de retard.

  1. Le recyclage : d'accord cela est surtout dû à l'économie émergente et à la subsistance de faibles salaires, mais un nombre impressionnant de gens vivent du recyclage. Partout dans les rue des gens rachètent des déchets en tous genre : papiers, cartons, métaux, plastiques pour les recycler. De nombreux vieux et vieilles (parfois aussi des jeunes) arpentent, un grand sac à la main, les lieux touristiques ou passants, ramassant et compactant les bouteilles en plastique (qui, soit dit en passant, sont toutes faites dans un plastique très solide) trouvées soit dans les poubelles, soit par terre, soit directement dans les mains des gens... Mais il existe d'autres formes d'encouragement à la récupération : des amies chinoises de Beiwai nous ont dit qu'à leur dortoir, tout le monde ramenait des bouteilles de plastique vides, et que cela sufisait à payer en grande partie voire en totalité leur facture d'électricité.

  2. DSC04011le tri sélectif : dans tous les immeubles il semble qu'il existe trois poubelles : deux pour les déchets recyclables (plastiques d'un côté, bouteilles et autres de l'autre), la troisième est réservée aux déchets  pour les biodégradables ; quant à la quatrième (en bleu sur la photo), il semblerait que ce soit la même que la troisième. D'après ce que j'ai vu à Pékin et pendant les vacances, ce système semble assez répandu. Mais est-ce que les chinois respectent scrupuleusement les consignes, c'est il est vrai, une autre histoire.
  3. mon dernier exemple concerne les économies de ressources et d'électricité. J'ai entendu dire que le gouvernement souhaitait voir les chinois, notamment les restaurateurs, préférer les baguettes réutilisbles à celle à usage unique pour lutter contre la déforestation et la consommation énorme de bambou dans ce domaine. En ceci, je n'ai pas l'impression qu'il ait été très écouté. Mais là où les efforts d'économie sont les plus marquants se voient au niveau de l'éclairage : dans les lieux publics, comme dans de nombreux magasins et chez beaucoup de particuliers (d'après ce qu'il m'a été donné de voir), même les plus modestes, on retrouve très souvent les lampes à basse consommation d'énergie. Le taux d'utilisation de ces lampes me semble sans aucune mesure avec celle qui est faite en France.

Voilà le bilan "écologique" que je tire de ces deux mois. Certes la situation et les efforts que je décris sont peut-être à relativiser, peut-être aussi sont ils dérisoires par rapport à ceux qu'il faudrait faire pour préserver l'environnement chinois, mais cela souligne, de mon point de vue, l'importance croissante de la question de l'environnement et pourquoi pas du développement durable dans la vie quotidienne en Chine.

Par Florent
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Mardi 24 octobre 2006

chinois

DSC03832    Il ne me semble pas vous avoir déjà parlé des vélos. Je vais réparer cette erreur en abordant le sort de cette icône de la Chine. Le vélo reste un moyen de transport très utilisé mais son importance décroit avec la démocratisation de la voiture. Par exemple, lors de ma dernière visite en Chine, il me semblait que dans la plupart des rues, entre 2 et 3 voies étaient réservées aux cyclistes (par de longues barrières blanches de trente ou quarante cm de haut, je vous ferais une photo si j'y pense) contre rarement plus de une aujourd'hui (à Pékin en tous cas, dans plusieurs autres villes la situation ne doit pas être meilleure d'après ce que j'ai pu voir pendant les vacances.
    Il existe différents types de vélos : les vélos personnels et les vélos professionnels. Ces derniers ont trois roues : deux à l'arrière soutiennent un panneau de bois sur lequel on peut DSC00811charger une quantité incroyable de choses. Une bonne partie de ceux-ci sont munis d'un petit moteur à essence. D'autres triporteurs sont un peu plus petits, et la partie arrière est un bac en métal dont les bords sont hauts d'une vingtaine de centimètres (4 photos disponibles : [DSC03283] | [DSC03294] | [DSC03391] | [DSC03843]). Beaucoup servent à transporter des enfants en plus d'objets encombrants. Les vélos à proprement parler se déclinent aussi en deux grands types mais possèdent des caractères communs. Il y a d'abord les vélos électriques, avec une grosse batterie le long de la tige de selle. Ils permettent d'atteindre des vitesses importantes au regard de la moyenne (je détaillerai cela par la suite). La gamme de prixDSC00705 de ces vélos (à l'état neuf) me semble osciller entre 1500 et 2200 yuans (150 à 220 euros) Et ils sont presque tous munis d'une (petite) suspension avant. Les vélos "normaux" sont indifféremment des modèles pour femme ou pour DSC03283homme. Même si la plupart des femmes utilisent un modèle que nous appelons "pour femme" (et encore la proportion reste très relative), un homme n'éprouvera aucune gène à posséder le même type de vélo. Vu la façon de rouler en Chine, je pense qu'il y a plus d'avantages que d'inconvénients... surtout l'hiver (monter, descendre de vélo rapidement...). Un vélo d'occasion coûtera 40 à 100 yuans selon sa qualité (et vos qualités en négoce) et un vélo neuf vaudra de 100 à... beaucoup plus cher. Il est recommandé d'acheter un vélo d'occasion, non qu'ils soient plus sûrs, mais il est presque impossible de ne pas se le faire voler en très peu de temps. Du moins il est très improbable de la garder toute l'année. Tous les vélos ne se ressemblent pas et il serait trop long et fastidieux de tous les décrire, alors je vais me contenter des pointsDSC01275 importants. La règle générale est que les vélos chinois sont peu solides (vous aurez l'impression que le métal utilisé est un mélange d'aluminium et de chewing-gum, et pourtant il rouillera à une vitesse record !), les freins tiennent plus de la décoration que du système de sécurité et l'assemblage du tout est plus que hasardeux : pas deux vis ne se ressemblent, si elles sont encore là au bout d'un kilomètre (j'ai vu des vélos vendus presque dévissés...) et le jeu du guidon me fait frémir rien que d'y penser (je ne parle pas des jantes !). Par contre un vélo chinois est très commode. Il possèdera DSC00709toujours deux garde-boue, un porte bagage qui servira de place pour un passager ou un objet encombrant, car les sacs seront invariablement placés dans le panier, à l'avant du véhicule. Un vélo se fait irrémédiablement voler bien que les chinois ne lésinent pas sur les protections : beaucoup de vélos ont un antivol intégré à la roue arrière, sous la selle, les autres sont attachés avec une chaîne et un gros cadenas an un antivol type chaîne à serrure ou barre métallique en U.

Deuxième point : la circulation se fait le long des voies pour voitures, pas toujours dans le même sens (les routes sont tellement larges et difficile à traverser qu'il vaut souvent mieux rouler à contresens). On n'hésite d'ailleurs pas à rouler sur les trottoirs, mais on essaie de faire attention aux piétons. Mon point de vue sur le vélo en Chine est qu'il n'existe quasiment pas l'aspect sportif que nous avons en France. Un vélo en Chine est un moyen de locomotion un point c'est tout. En témoigne l'infime proportion de VTT que seuls achètent les américains ou ceux qui veulent frimer. La mode est pourtant peut-être en train de change, j'ai vu un bon nombre de ces vélos de sport (et parfois de bonne qualité) à Carrefour, mais encore très peu dans les rues. DSC01367L'autre mode est au mini-vélo. La trottinette n'est pas très usuelle, mais les tandems ne sont pas rares. Mais ce qui est amusant c'est le nombre de mini-vélos, voir de micro-vélos. Souvent de couleur flashy, parfois pliant, la plupart du temps munis d'une suspension arrière. Très hauts-sur-patte avec leur longue tige de selle et de guidon, leur rapidité à tourner est impressionnante. Bref pour en revenir à la circulation, en Chine un vélo roule très vite par rapport à un piéton, mais si comme moi vous êtes adeptes des routes et pistes cyclables françaises vous allez être déçu par le royaume de la petite reine car on y dépasse dépasse jamais les 20 kilomètres à l'heure (25 peut-être dans les rues en pente les jours de vent, mais y'a pas de rues en pentes à Pékin...). D'ailleurs, je rebondis sur la dernière parenthèse c'est vrai que Pékin se prête particulièrement bien au vélo : larges rues, plan rectiligne, et surtout quasiment aucun dénivellé : Pékin est la ville la plus plate que je connaisse (il paraît qu'il y a des "montagnes" dans le Nord...).

Pour conclure, vous voyez que je me suis un peu renseigné, mais ni Guillaume ni moi n'avons encore trouvé la perle rare, le vélo pas cher, bien équipé, qui freine bien (pas trop mal), celui qui nous permettra de diviser la durée de nos trajets pas cinq, celui qui fera de nous d'authentiques pékinois !

DSC00768édit : à ma plus grande honte, je m'aperçois que j'ai oublié de vous parler des pousse-pousse. Il y en a un peu partout dans les grandes villes, certains sont pour les touristes (Houhai, Hutong, Tiananmen...), on les reconnaît à leurs déplaints plastifiés usant de moult images, multichromie et traduction en anglais... avec les prix pour touristes (jusqu'à plusieurs centaines de yuans pour une petite ballade touristique) ! D'autres sont peut-être plus abordables, voire moins chers que le taxi, mais je n'en suis pas sûr. Avec Guillaume, nous n'avons jamais voulu essayer, pour différentes raisons.

Par Florent
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