les vélos chinois

Publié le par Florent

chinois

DSC03832    Il ne me semble pas vous avoir déjà parlé des vélos. Je vais réparer cette erreur en abordant le sort de cette icône de la Chine. Le vélo reste un moyen de transport très utilisé mais son importance décroit avec la démocratisation de la voiture. Par exemple, lors de ma dernière visite en Chine, il me semblait que dans la plupart des rues, entre 2 et 3 voies étaient réservées aux cyclistes (par de longues barrières blanches de trente ou quarante cm de haut, je vous ferais une photo si j'y pense) contre rarement plus de une aujourd'hui (à Pékin en tous cas, dans plusieurs autres villes la situation ne doit pas être meilleure d'après ce que j'ai pu voir pendant les vacances.
    Il existe différents types de vélos : les vélos personnels et les vélos professionnels. Ces derniers ont trois roues : deux à l'arrière soutiennent un panneau de bois sur lequel on peut DSC00811charger une quantité incroyable de choses. Une bonne partie de ceux-ci sont munis d'un petit moteur à essence. D'autres triporteurs sont un peu plus petits, et la partie arrière est un bac en métal dont les bords sont hauts d'une vingtaine de centimètres (4 photos disponibles : [DSC03283] | [DSC03294] | [DSC03391] | [DSC03843]). Beaucoup servent à transporter des enfants en plus d'objets encombrants. Les vélos à proprement parler se déclinent aussi en deux grands types mais possèdent des caractères communs. Il y a d'abord les vélos électriques, avec une grosse batterie le long de la tige de selle. Ils permettent d'atteindre des vitesses importantes au regard de la moyenne (je détaillerai cela par la suite). La gamme de prixDSC00705 de ces vélos (à l'état neuf) me semble osciller entre 1500 et 2200 yuans (150 à 220 euros) Et ils sont presque tous munis d'une (petite) suspension avant. Les vélos "normaux" sont indifféremment des modèles pour femme ou pour DSC03283homme. Même si la plupart des femmes utilisent un modèle que nous appelons "pour femme" (et encore la proportion reste très relative), un homme n'éprouvera aucune gène à posséder le même type de vélo. Vu la façon de rouler en Chine, je pense qu'il y a plus d'avantages que d'inconvénients... surtout l'hiver (monter, descendre de vélo rapidement...). Un vélo d'occasion coûtera 40 à 100 yuans selon sa qualité (et vos qualités en négoce) et un vélo neuf vaudra de 100 à... beaucoup plus cher. Il est recommandé d'acheter un vélo d'occasion, non qu'ils soient plus sûrs, mais il est presque impossible de ne pas se le faire voler en très peu de temps. Du moins il est très improbable de la garder toute l'année. Tous les vélos ne se ressemblent pas et il serait trop long et fastidieux de tous les décrire, alors je vais me contenter des pointsDSC01275 importants. La règle générale est que les vélos chinois sont peu solides (vous aurez l'impression que le métal utilisé est un mélange d'aluminium et de chewing-gum, et pourtant il rouillera à une vitesse record !), les freins tiennent plus de la décoration que du système de sécurité et l'assemblage du tout est plus que hasardeux : pas deux vis ne se ressemblent, si elles sont encore là au bout d'un kilomètre (j'ai vu des vélos vendus presque dévissés...) et le jeu du guidon me fait frémir rien que d'y penser (je ne parle pas des jantes !). Par contre un vélo chinois est très commode. Il possèdera DSC00709toujours deux garde-boue, un porte bagage qui servira de place pour un passager ou un objet encombrant, car les sacs seront invariablement placés dans le panier, à l'avant du véhicule. Un vélo se fait irrémédiablement voler bien que les chinois ne lésinent pas sur les protections : beaucoup de vélos ont un antivol intégré à la roue arrière, sous la selle, les autres sont attachés avec une chaîne et un gros cadenas an un antivol type chaîne à serrure ou barre métallique en U.

Deuxième point : la circulation se fait le long des voies pour voitures, pas toujours dans le même sens (les routes sont tellement larges et difficile à traverser qu'il vaut souvent mieux rouler à contresens). On n'hésite d'ailleurs pas à rouler sur les trottoirs, mais on essaie de faire attention aux piétons. Mon point de vue sur le vélo en Chine est qu'il n'existe quasiment pas l'aspect sportif que nous avons en France. Un vélo en Chine est un moyen de locomotion un point c'est tout. En témoigne l'infime proportion de VTT que seuls achètent les américains ou ceux qui veulent frimer. La mode est pourtant peut-être en train de change, j'ai vu un bon nombre de ces vélos de sport (et parfois de bonne qualité) à Carrefour, mais encore très peu dans les rues. DSC01367L'autre mode est au mini-vélo. La trottinette n'est pas très usuelle, mais les tandems ne sont pas rares. Mais ce qui est amusant c'est le nombre de mini-vélos, voir de micro-vélos. Souvent de couleur flashy, parfois pliant, la plupart du temps munis d'une suspension arrière. Très hauts-sur-patte avec leur longue tige de selle et de guidon, leur rapidité à tourner est impressionnante. Bref pour en revenir à la circulation, en Chine un vélo roule très vite par rapport à un piéton, mais si comme moi vous êtes adeptes des routes et pistes cyclables françaises vous allez être déçu par le royaume de la petite reine car on y dépasse dépasse jamais les 20 kilomètres à l'heure (25 peut-être dans les rues en pente les jours de vent, mais y'a pas de rues en pentes à Pékin...). D'ailleurs, je rebondis sur la dernière parenthèse c'est vrai que Pékin se prête particulièrement bien au vélo : larges rues, plan rectiligne, et surtout quasiment aucun dénivellé : Pékin est la ville la plus plate que je connaisse (il paraît qu'il y a des "montagnes" dans le Nord...).

Pour conclure, vous voyez que je me suis un peu renseigné, mais ni Guillaume ni moi n'avons encore trouvé la perle rare, le vélo pas cher, bien équipé, qui freine bien (pas trop mal), celui qui nous permettra de diviser la durée de nos trajets pas cinq, celui qui fera de nous d'authentiques pékinois !

DSC00768édit : à ma plus grande honte, je m'aperçois que j'ai oublié de vous parler des pousse-pousse. Il y en a un peu partout dans les grandes villes, certains sont pour les touristes (Houhai, Hutong, Tiananmen...), on les reconnaît à leurs déplaints plastifiés usant de moult images, multichromie et traduction en anglais... avec les prix pour touristes (jusqu'à plusieurs centaines de yuans pour une petite ballade touristique) ! D'autres sont peut-être plus abordables, voire moins chers que le taxi, mais je n'en suis pas sûr. Avec Guillaume, nous n'avons jamais voulu essayer, pour différentes raisons.

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