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Amusons nous

Vendredi 27 octobre 2006

    J'écris cet article parce que la doxa veut souvent que la Chine fasse partie des pays parmi les plus grands pollueurs, et on lit trop souvent que les chinois sont des gens sales (combien de blogs insultants à leur endroit ai-je lu !). Sans vouloir démonter leurs argumentations (quand argumentation il y a) je voudrais juste rendre justice aux chinois et aux efforts qui sont perceptibles dans la vie de tous les jours (loin de moi l'idée de nier les problèmes écologiques liés au développement chinois !). Car dans de nombreux domaines, en France ou ailleurs nous avons beaucoup de retard.

  1. Le recyclage : d'accord cela est surtout dû à l'économie émergente et à la subsistance de faibles salaires, mais un nombre impressionnant de gens vivent du recyclage. Partout dans les rue des gens rachètent des déchets en tous genre : papiers, cartons, métaux, plastiques pour les recycler. De nombreux vieux et vieilles (parfois aussi des jeunes) arpentent, un grand sac à la main, les lieux touristiques ou passants, ramassant et compactant les bouteilles en plastique (qui, soit dit en passant, sont toutes faites dans un plastique très solide) trouvées soit dans les poubelles, soit par terre, soit directement dans les mains des gens... Mais il existe d'autres formes d'encouragement à la récupération : des amies chinoises de Beiwai nous ont dit qu'à leur dortoir, tout le monde ramenait des bouteilles de plastique vides, et que cela sufisait à payer en grande partie voire en totalité leur facture d'électricité.

  2. DSC04011le tri sélectif : dans tous les immeubles il semble qu'il existe trois poubelles : deux pour les déchets recyclables (plastiques d'un côté, bouteilles et autres de l'autre), la troisième est réservée aux déchets  pour les biodégradables ; quant à la quatrième (en bleu sur la photo), il semblerait que ce soit la même que la troisième. D'après ce que j'ai vu à Pékin et pendant les vacances, ce système semble assez répandu. Mais est-ce que les chinois respectent scrupuleusement les consignes, c'est il est vrai, une autre histoire.
  3. mon dernier exemple concerne les économies de ressources et d'électricité. J'ai entendu dire que le gouvernement souhaitait voir les chinois, notamment les restaurateurs, préférer les baguettes réutilisbles à celle à usage unique pour lutter contre la déforestation et la consommation énorme de bambou dans ce domaine. En ceci, je n'ai pas l'impression qu'il ait été très écouté. Mais là où les efforts d'économie sont les plus marquants se voient au niveau de l'éclairage : dans les lieux publics, comme dans de nombreux magasins et chez beaucoup de particuliers (d'après ce qu'il m'a été donné de voir), même les plus modestes, on retrouve très souvent les lampes à basse consommation d'énergie. Le taux d'utilisation de ces lampes me semble sans aucune mesure avec celle qui est faite en France.

Voilà le bilan "écologique" que je tire de ces deux mois. Certes la situation et les efforts que je décris sont peut-être à relativiser, peut-être aussi sont ils dérisoires par rapport à ceux qu'il faudrait faire pour préserver l'environnement chinois, mais cela souligne, de mon point de vue, l'importance croissante de la question de l'environnement et pourquoi pas du développement durable dans la vie quotidienne en Chine.

par Florent publié dans : Culture
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Mardi 24 octobre 2006

chinois

DSC03832    Il ne me semble pas vous avoir déjà parlé des vélos. Je vais réparer cette erreur en abordant le sort de cette icône de la Chine. Le vélo reste un moyen de transport très utilisé mais son importance décroit avec la démocratisation de la voiture. Par exemple, lors de ma dernière visite en Chine, il me semblait que dans la plupart des rues, entre 2 et 3 voies étaient réservées aux cyclistes (par de longues barrières blanches de trente ou quarante cm de haut, je vous ferais une photo si j'y pense) contre rarement plus de une aujourd'hui (à Pékin en tous cas, dans plusieurs autres villes la situation ne doit pas être meilleure d'après ce que j'ai pu voir pendant les vacances.
    Il existe différents types de vélos : les vélos personnels et les vélos professionnels. Ces derniers ont trois roues : deux à l'arrière soutiennent un panneau de bois sur lequel on peut DSC00811charger une quantité incroyable de choses. Une bonne partie de ceux-ci sont munis d'un petit moteur à essence. D'autres triporteurs sont un peu plus petits, et la partie arrière est un bac en métal dont les bords sont hauts d'une vingtaine de centimètres (4 photos disponibles : [DSC03283] | [DSC03294] | [DSC03391] | [DSC03843]). Beaucoup servent à transporter des enfants en plus d'objets encombrants. Les vélos à proprement parler se déclinent aussi en deux grands types mais possèdent des caractères communs. Il y a d'abord les vélos électriques, avec une grosse batterie le long de la tige de selle. Ils permettent d'atteindre des vitesses importantes au regard de la moyenne (je détaillerai cela par la suite). La gamme de prixDSC00705 de ces vélos (à l'état neuf) me semble osciller entre 1500 et 2200 yuans (150 à 220 euros) Et ils sont presque tous munis d'une (petite) suspension avant. Les vélos "normaux" sont indifféremment des modèles pour femme ou pour DSC03283homme. Même si la plupart des femmes utilisent un modèle que nous appelons "pour femme" (et encore la proportion reste très relative), un homme n'éprouvera aucune gène à posséder le même type de vélo. Vu la façon de rouler en Chine, je pense qu'il y a plus d'avantages que d'inconvénients... surtout l'hiver (monter, descendre de vélo rapidement...). Un vélo d'occasion coûtera 40 à 100 yuans selon sa qualité (et vos qualités en négoce) et un vélo neuf vaudra de 100 à... beaucoup plus cher. Il est recommandé d'acheter un vélo d'occasion, non qu'ils soient plus sûrs, mais il est presque impossible de ne pas se le faire voler en très peu de temps. Du moins il est très improbable de la garder toute l'année. Tous les vélos ne se ressemblent pas et il serait trop long et fastidieux de tous les décrire, alors je vais me contenter des pointsDSC01275 importants. La règle générale est que les vélos chinois sont peu solides (vous aurez l'impression que le métal utilisé est un mélange d'aluminium et de chewing-gum, et pourtant il rouillera à une vitesse record !), les freins tiennent plus de la décoration que du système de sécurité et l'assemblage du tout est plus que hasardeux : pas deux vis ne se ressemblent, si elles sont encore là au bout d'un kilomètre (j'ai vu des vélos vendus presque dévissés...) et le jeu du guidon me fait frémir rien que d'y penser (je ne parle pas des jantes !). Par contre un vélo chinois est très commode. Il possèdera DSC00709toujours deux garde-boue, un porte bagage qui servira de place pour un passager ou un objet encombrant, car les sacs seront invariablement placés dans le panier, à l'avant du véhicule. Un vélo se fait irrémédiablement voler bien que les chinois ne lésinent pas sur les protections : beaucoup de vélos ont un antivol intégré à la roue arrière, sous la selle, les autres sont attachés avec une chaîne et un gros cadenas an un antivol type chaîne à serrure ou barre métallique en U.

Deuxième point : la circulation se fait le long des voies pour voitures, pas toujours dans le même sens (les routes sont tellement larges et difficile à traverser qu'il vaut souvent mieux rouler à contresens). On n'hésite d'ailleurs pas à rouler sur les trottoirs, mais on essaie de faire attention aux piétons. Mon point de vue sur le vélo en Chine est qu'il n'existe quasiment pas l'aspect sportif que nous avons en France. Un vélo en Chine est un moyen de locomotion un point c'est tout. En témoigne l'infime proportion de VTT que seuls achètent les américains ou ceux qui veulent frimer. La mode est pourtant peut-être en train de change, j'ai vu un bon nombre de ces vélos de sport (et parfois de bonne qualité) à Carrefour, mais encore très peu dans les rues. DSC01367L'autre mode est au mini-vélo. La trottinette n'est pas très usuelle, mais les tandems ne sont pas rares. Mais ce qui est amusant c'est le nombre de mini-vélos, voir de micro-vélos. Souvent de couleur flashy, parfois pliant, la plupart du temps munis d'une suspension arrière. Très hauts-sur-patte avec leur longue tige de selle et de guidon, leur rapidité à tourner est impressionnante. Bref pour en revenir à la circulation, en Chine un vélo roule très vite par rapport à un piéton, mais si comme moi vous êtes adeptes des routes et pistes cyclables françaises vous allez être déçu par le royaume de la petite reine car on y dépasse dépasse jamais les 20 kilomètres à l'heure (25 peut-être dans les rues en pente les jours de vent, mais y'a pas de rues en pentes à Pékin...). D'ailleurs, je rebondis sur la dernière parenthèse c'est vrai que Pékin se prête particulièrement bien au vélo : larges rues, plan rectiligne, et surtout quasiment aucun dénivellé : Pékin est la ville la plus plate que je connaisse (il paraît qu'il y a des "montagnes" dans le Nord...).

Pour conclure, vous voyez que je me suis un peu renseigné, mais ni Guillaume ni moi n'avons encore trouvé la perle rare, le vélo pas cher, bien équipé, qui freine bien (pas trop mal), celui qui nous permettra de diviser la durée de nos trajets pas cinq, celui qui fera de nous d'authentiques pékinois !

DSC00768édit : à ma plus grande honte, je m'aperçois que j'ai oublié de vous parler des pousse-pousse. Il y en a un peu partout dans les grandes villes, certains sont pour les touristes (Houhai, Hutong, Tiananmen...), on les reconnaît à leurs déplaints plastifiés usant de moult images, multichromie et traduction en anglais... avec les prix pour touristes (jusqu'à plusieurs centaines de yuans pour une petite ballade touristique) ! D'autres sont peut-être plus abordables, voire moins chers que le taxi, mais je n'en suis pas sûr. Avec Guillaume, nous n'avons jamais voulu essayer, pour différentes raisons.

par Florent publié dans : Culture
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Lundi 23 octobre 2006

Pour ceux qui se demandent dans quel coin de Pékin on habite, j'ai quelques images à vous montrer (elles proviennent de Google Earth) :

p_kinGoogleEarth_Image_centreNous habitons dans le quartier de Weigongcun, au nord-ouest de Pékin. Nous ne sommes pas loin de notre fac, Beiwai, situé à l'angle nord-ouest du 3ème périphérique (le point rouge est à l'emplacement de notre immeuble).



GoogleEarth_Image_quartier2Sur la photo de gauche, on peut voir le stade de Beiwai (en haut à gauche).

Copie_de_GoogleEarth_Image_immeuble_copieEt enfin un gros plan, avec le bloc de deux immeubles où nous habitons en rouge (plus précisément notre immeuble est celui du sud)Copie_de_GoogleEarth_Image_immeuble2

par Florent publié dans : Pratique
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Samedi 21 octobre 2006

Copie_de_adresse    Connaître notre adresse n'a pas été facile, et près d'un mois et demi après notre emménagement, je suis enfin en mesure de vous donner ce qui vous permettra de nous écrire : une étiquette. En effet la solution de la transcription en pinyin me parait aléatoire, et selon les différents essais effectués, toutes les imprimantes ne peuvent sortir une feuille avec les caractères correctement inscrit.
    L'autre jour j'ai pris en photo l'étiquette d'une revue qui dépassait de la boîte au lettre d'un voisin. Un passage par photos hop et nous avons chacun notre étiquette, prête à imprimer !
    J'inscris quand même notre adresse et en donne une explication :

    100081 魏公村
    北京市海淀区民族大学西路66号鑫德嘉园A座401
   

  • 100081 c'est le code postal
  • 魏公村, le quartier de Weigongcun
  • 北京市, Beijing Shi : municipalité de Pékin
  • 海淀区, Haidian Qu : quartier de Haidian
  • 民族大学西路, Minzu Daxue Xilu : route ouest de l'université des peuples
  • 66号鑫德嘉园 : Liushiliu hao Xindejiayuan : n°66 de Xindejiayuan (nom de l'ensemble d'immeubles)
  • A座401, A zuo silingyao : immeuble A, appartement 401

Et puis évidemment le nom...

 

Voilà les étiquettes, dans l'ordre Meidi, Guillaume, moi :

 

adresse_Meidi adresse_Guillaume adresse_Florent

par Florent publié dans : Pratique
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Vendredi 20 octobre 2006

DSC03427 Quel besoin d'une recette pour la salade de fruits allez-vous me dire ? Eh bien oui, ce n'est pas inutile. Ici, on peut faire des salades de fruits qui intrigueraient beaucoup de gens en France. Moi le premier. J'explique : vous avez vu les fruits que j'ai présentés dans le message précédent. Vous prenez ce genre de fruits, et bien d'autres encore, vous les épluchez, les coupez en rondelles, en cubes ou vous les râpez, selon votre humeur. Rien de très spécial, à part les fruits en question, mais comme vous mettez ceux que vous avez sous la main, aucune importance : poires, kiwis, bananes, pommes pastèques, etc... Ensuite, vous faites pareil avec des légumes : tomates (bon ok c'est un fruit mais ça s'utilise comme un légume non ?), citrouille, si vous petes courageux vous pouvez tenter les concombres ou autres. Pas trop quand même pour que les fruits ne soient pas trop peu nombreux. Ensuite vous faites cuire des oeufs durs. C'est tout simple. Vous les sortez de leur coquille, les hâchez et puis les mélanger à de la mayonnaise. Je vous laisse maître des proportions. Et voilà, vous avez la sauce de la salade !
Tournez, mélangez, et dégustez !
Je sais au début on est écoeuré, on trouve que c'est du gâchis... et après on goûte et ce n'est plus si mauvais ! J'ai essayé, et franchement je ne suis pas fan, mais j'aime bien.

par Florent publié dans : Alimentation
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Vendredi 20 octobre 2006

Au risque de passer pour je ne sais quoi, je vais aujourd'hui vous parler des fruits chinois.   
    Les vendeurs de fruits pullulent ici à Pékin, comme sans doute partout ailleurs en Chine. Devant des magasins, sur les trottoirs, dans des camions ou sur des planches, des vélos, des triporteurs, des ânes ou des chevaux. Et pour un occidental comme moi, les fruits qu'ils proposent sont tout aussi exotiques que la façon dont ils les vendent. Je vous propose une première sélection, les fruit qui m'étaient inconnus étant si nombreux que je n'ai pas encore pu les tester.

 

  1. DSC03429un truc que je ne sais pas comment appeler : ça a la forme d'une pomme, la taille d'une cerise (2 cm au maximum) et une couleur variant entre le vert, le jaune et le marron. A l'intérieur un seul gros pépin, plus gros que celui d'une pomme. Tout le reste se mange et a un goût légèrement sucré, un peu farineux mais pas étouffant.
  2. DSC03430le kiwi : pas de grande différence avec ceux que nous avons chez nous, à part que ceux que j'ai rencontré me paraissent bien plus gros et charnus que ceux que j'ai déjà mangé en France (jusqu'à 6-8 cm ici).
  3. DSC03434la pomme (?) : ici ces sortes de pommes ont la peau très blanche et sont croquantes. En fait leur consistance et proche de celle d'une poire, ainsi que leur goût, ce qui m'amène à croire qu'il s'agit d'un croisement entre ces deux fruits. Si le fruit est gorgé d'eau, il n'est pas coulant et tendre comme une poire. son coeur composé surtout de pépin mais pas vraiment de fibres le rapproche de la pomme.
  4. DSC03432la pêche blanche : peau très douce, plus duveteuse que celle des pêches françaises mais solide en même temps (pas fortement attachée à la chair) ; la chair est croquante, assez parfumée, tendre mais aucun jus ne coule.

Voilà un petit aperçu des découvertes botaniques que nous avons faites ici.

Petit rappel wikipedia : la Chine occupe le premier rangs des producteurs de fruits. La part de la Chine dans la production mondiale est de "19% (avec une production augmentant d'environ 6% chaque année entre 1996 et 2003)". Mais c'est en Asie que l'on consomme le moins de fruit (à l'échelle des autres continents) : 45,5 kg par an contre 82,8 en Europe et 120,2 en Amérique du Sud.

par Florent publié dans : Alimentation
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Samedi 14 octobre 2006

    Et à présent, pour varier les plaisirs, une page culinaire !

    Pour faire de la fondue chinoise, c'est pas compliqué, mais j'ai peur qu'on ne retrouve pas tous les ingrédients partout.

  • il vous faut un feu et une grande marmite
  • plusieurs de légumes verts, un peu genre épinards comme vous pouvez le voir là [DSC03359]
  • de la viande (boeuf et mouton par exemple, découpé en fines tranches
  • du sel
  • des sauces (quelles sauces me direz-vous ? des sauces chinoises pour la fondue ! eh oui c'est là que ça se corse...)
  • un tout petit peu de gingembre

Bref une fois que vous êtes en possessions de tout cela (ici ce n'est vraiment pas compliqué à faire) :

  1. remplir la marmite d'eau, et faire doucement frémir

  2. DSC03356ensuite on déballe les légumes

  3. DSC03357on coupe les bouts pas beaux à voir

  4. DSC03358 on les rince (jusqu'ici pas grand chose d'extraordinaire)

  5. et hop dans l'eau bouilante ! (juste quelques feuilles)DSC03374

  6. DSC03360 on sort la viande (boeuf pour cette fois) et hop dans l'eau

  7. DSC03364 on découpe quelques gros morceaux de gingembre (surtout pas haché, il donne juste du goût à l'eau il ne faut pas le manger, plutôt 2 cm sur 4)

  8. DSC03365 on rajoute du sel dans le tout
  9. DSC03366 et on met un petit tas de légumesDSC03367
  10. DSC03368 à présent dans une assiette séparée on prépare la sauce
  11. mélanger deux pots de sauce (enfin selon ce que vous avez à disposition)
  12. DSC03369 ressortir tous les solides de l'eau, à l'exception du gingembre pour ne pas les laisser chauffer trop longtemps
  13. on peut ensuite remettre des légumes pour augmenter les quantités
  14. DSC03373 et voilà, sortez le tout de l'eau (sauf le gingembre) et préparez vous DSC03363à déguter : prenez viande et légumes, trempez-les dans votre assiette de sauce et c'est fini !
  15. une fois la première assiette finie, vous pouvez recommencer avec du mouton par exemple !
par Florent publié dans : Alimentation
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Lundi 9 octobre 2006

Comme je vous l’ai (peut-être, ma mémoire est quelque peu défaillante ces derniers jours) dit, DSC03247faute de place dans les trains (assis ou couché, s’entend, car des places debout à 70 yuans, ça il y en a toujours, tant qu’on peut entasser des gens dans les rames…), donc faute de place nous nous sommes résignés à repartir en car. 307 yuans, pas vraiment plus cher que le train a priori, et 15 heures de voyage annoncées : pas vraiment plus long non plus.
DSC03312Et à l’embarquement : une surprise, et une bonne en plus : nous sommes dans un car-couchettes ! Un grand car, large, avec trois rangées de couchettes. Environ 5 dans le sens de la longueur, 2 en hauteur et 3 dans la largeur. Guillaume et moi nous retrouvons l’un à côté de l’autre dans le fond du car (plutôt bonne surprise : nous avons bien plus de place que les autres) mais devant les toilettes (mauvaise surprise : on est dans le passage, ça défile et je parle pas des odeurs.

Nous partons à 15 heures et à 18 il fait déjà nuit (mauvaise surprise, nous comptions lire un peu). Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous écoutons de la musique et commençons à regarder Le cauchemar de Darwin. Pour ceux qui ne connaissent pas nous dirons que c’est un reportage sur l’exploitation des pêcheurs  de perche du Nil sur le lac Victoria. Bref très intéressant mais pas spécialement réjouissant. Assez glauque même. Et là, le car s’arrête, pause obligatoire. Nous descendons, apparemment en pleine campagne (à vrai dire il faisait tellement nuit que je n’en mettrai pas ma main à couper) et DSC03309entrons dans l'une des cafétérias les plus sinistres que j’aie jamais vue. L’atmosphère alternait entre fumées et odeurs de moisissure et de pourriture. Des vendeurs rien moins que patibulaires tentaient d’arnaquer le plus normalement les voyageurs affamés. Des serveuses servaient une nourriture plus que douteuse et nauséabonde… mais sûrement bon marché. Personnellement j’ai trouvé agréable d’avoir de l’eau bouillante pour mes nouilles déshydratées, et Guillaume un endroit pour manger ses gâteaux sans mettre de miettes dans nos draps. Donc ambiance fétide, qui n’a pas manqué de nous replonger dans notre film et nous a laissé l’impression d’un film de crasse sur notre peau. Ok, j’en fais peut-être un peu trop, mais avec, tout le long du voyage, l’odeur des toilettes qui ne faisait qu’empirer, la chaleur infernale du moteur qui nous réchauffait la nuque DSC03305(nous dormions juste au dessus, à peine séparés par une mince cloison de métal et, pour moi le froid glacial provenant de l’interstice entre les vitres sans rideaux le long de mes jambes et de mes pieds (je note au passage que les chinois ont déjà en temps normal peu de lits adaptés aux personnes d’un mètre quatre-vingt, alors dans le car rendez vous !).
Nous dormons tant bien que mal, retenant notre nausée (en fait on finit toujours par s’y habituer, mais pas assez vite…) et attendant patiemment la fin de notre calvaire (contents malgré tout d’avoir la chance de vivre cette aventure, unique, pour nous au moins, et de vivre pour une fois, pour une nuit dans les conditions que connaissent beaucoup de chinois toute leur vie durant). Mais cette fin tarde à venir : à 6 heures nous sommes toujours sur les routes, loin de toute ville. DSC03350Il nous faudra attendre près de 3 heures de plus qu’escompté pour retrouver nos chaussures (il est interdit de les porter dans le car, on est pas chez les sauvages non mais eh !) et une (plus grande) liberté de mouvement. Nous voilà avec nos sacs et valises, nous engouffrant dans un taxi, et 30 minutes plus tard, dans le luxe de notre appartement (et retrouvant notre colocataire qui avait passé, avec succès semble t-il, ses examens).

par Florent publié dans : Voyages
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